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OPPIDUM DU CHIRAT BLANC 

Plan de l'oppidum du Chirat Blanc au XIXe siècle (A.Boudon-Lashermes, Archives départementales de l'Ardèche)  

 

Au lieu dit Chirat Blanc (Alt. 1146m), dominant au nord la vallée étroite de la Cance et au sud celle de l’Ay et défendu au sud-ouest par une falaise d’une hauteur de 5 à 6 m, une double enceinte ovale en gros appareil de pierre sèche (granite) enferme une superficie de 4ha environ.  

 

La courtine extérieure est la mieux conservée (larg. 2-3 m, voire 4 m, élévation conservée : 2 m).  

 

Sur le versant Est, deux rampes d’accès (obliques par rapport aux courtines) conduisent, l’une à l’enceinte supérieure, l’autre à l’espace compris entre les deux courtines. Deux autres passages sont visibles au sud de la courtine intérieure.  

 

La longue barre rocheuse du sommet est au centre de l’enceinte autour de laquelle sont visibles les restes de fonds de cabanes.  

 

Au début du XXe siècles, on dit qu’elles ont des formes « carrées, rectangulaires ou arrondies. En revanche, M. Guigal et N. Corrompt parlent plutôt de formes circulaires. Si la datation de ce site défensif est pour l’instant difficile à établir, les hypothèses archéologiques proposent une fourchette de datation entre le Premier Age du Fer (725-480 avant notre ère) et le Second (130-30 avant notre ère).  

 

En 1916, des fouilles au sud du sommet d’un fond de cabane n’ont permis de trouver qu’un niveau de cendres et « un tout petit tesson de poterie mal cuite ». Toutefois, ils ont recensés « 73 fonds de cabanes rondes et carrées, de 3 à 4 m de diamètre ou de coté ».*  

 

*J. DUPRAZ et C. FRAISSE, « Carte archéologique de la Gaule, l’Ardèche »,  

Académie des Inscriptions et belles-lettres, Ministère de l’Education Nationale,  

Ministère de la Recherche, Ministère de la communication et Maison des Sciences de l’Homme, Gap, 2001.