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St Sym vu du clocher 

Intérieur de l'église 

En 1382, suite à l’occupation « anglaise » de l’abbaye de Saint-Chaffre-du-Monastier, Veyrines est rattachée au prieuré de Macheville, près de Lamastre. 

Montée au clocher 

Le clocher-tour est réalisé plus tardivement avec l’aide des seigneurs Pagan afin de servir de tour de garde.  

L’élévation du porche d’entrée comporte une porte en arcade avec archivolte qui se décline en triples voussures dont le décalage produit un effet de perspective. Celles-ci retombent sur des colonnettes ornées de chapiteaux à motifs foliaires.  

Il ne reste aujourd'hui que quatre colonnettes sur les six. Avant 1969, l'Eglise comportait encore cinq colonnettes. Une baie en plein cintre ornée d’une archivolte moulurée et reposant sur des colonnettes, surmonte l’arc triomphal de l’entrée. 

Le style architectural du porche s’apparente aux églises du velay. 

Coupole 

A la croisée du transept et de la nef, huit colonnes à chapiteaux sont disposées aux quatre angles.  

Ceux-ci supportent la coupole à base octogonale irrégulière par l’intermédiaire d’un dispositif d’arcs-doubleaux et de trompes sphériques.  

Les chapiteaux historiés sont les seuls éléments de décor sculptés de l’église, significatifs de la période romane du XIIe siècle, exprimant le mouvement, les sentiments et la perspective. Certains ont encore des traces de polychromie.  

Trois chapiteaux sont ornés sur leur face de scènes bibliques relatives aux thèmes suivants : Le combat des vices et des vertus ; La descente du Christ aux enfers ; Eve partageant la pomme avec Adam ; Un décor végétal (grandes feuilles d'eau et palmettes). 

L’abside axiale semi-circulaire à l’intérieur s’inscrit dans un massif trapézoïdal à l’extérieur. 

La nef, contrairement à d’autres églises romanes, n’est pas couverte d’une voûte mais d’un toit en charpente (restauré en 1900 par l’architecte Th. Joly à Annonay en même temps que les contreforts).  

Elle est éclairée par une large baie qui perce le mur du porche, et quatre ouvertures en plein cintre largement ébrasées à l’intérieur et placées de façon symétrique sur les gouttereaux Sud et Nord de la nef.  

Le transept est voûté en berceau brisé, les trois absides orientées se terminent en cul-de-four.  

Espace public à proximité de l'Eglise de Veyrines (emplacement de l'ancien cimetière) 

De cet ensemble conventuel, seule l’église subsiste aujourd’hui. Celle-ci se développe sur un plan simple cruciforme, à nef unique coupée par un large transept débordant, sur lequel s’ouvre, sans l’intermédiaire d’une travée de choeur, une abside encadrée par deux absidioles.  

L’église Sainte-Marie de Veyrines est mentionnée pour la première fois dans une Charte de la fin du XIe siècle, évoquant que le « noble homme Aymon Pagan, seigneur du château de Mahun, donne à l’abbé de Saint-Chaffre, l’église Sainte-Marie de Veyrines et toutes les terres qu’il possède autour, pour y constuire un monastère et y consacrer des moines à Dieu » (cf p.256, « Vivarais Gévaudan Romans, Ed. du Zodiaque)  

Le prieuré de Veyrines constitue l’une des plus anciennes fondations bénédictines du Haut Vivarais rattachée à la congrégation de Saint-Chaffre-du-Monastier.  

LE PRIEURE BENEDICTIN DE SAINTE-MARIE DE VEYRINES